Raphael - Somnanbules

Raphael - « Somnambules »
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Sacré Choeur
On dirait une nurserie dans les nuages, un orphelinat des airs aux mélopées d’éoliennes écolières. Nous sommes tous un peu orphelins. D’aînés ou rejetons morts-nés . Nous croisons si souvent Peter Pan, qui se retira dans les limbes de l’autisme orphique, aux nostalgies sans âge. Comme la littérature a sa Montagne volante des frères de névés, Montmartre a maintenant son home d’enfants des nues roses, crèche fantôme où errent les Poulbot. De l’autre côté de la Manche, à quelques plumes à vol d’oiseau des jardins enchantés de Kensington, c’est à Portobello que le bien nommé Raphael, héros de cette histoire angélique, Raphael ce garçon qui n’avait plus de tréma, aura finalement invoqué les esprits d’enfance, convoqué les ectoplasmes choraux potaches au tableau noir de ses tables de mixage tournantes… Mais d’abord, « A quoi rêvent les enfants ? », rêvent les parents ? A voler dans les nuages, et au dessus des vagues tels les poissons volants, à galoper, boxer, piloter une moto custom, un vélo de course rouge, une Porsche ou un bateau à voile, aboyer, boire sans soif et engloutir, explorer le globe et la toile, construire des cabanes et faire des plongeons, planter des arbres fruitiers et des fleurs, filmer, se déguiser, photographier, peinturlurer, jouer, de la musique, chanter. Gentleman Raphael touche-à-tout, affranchi de la gravité déplacée. Passant vibrant courtois, amateur au sens fort, on le voit au vol des saisons, nez au vent, fidèle et imprévisible comme ses cheveux ou ses mots de mail, sans façon ni hâte ni enjeu, pour deviser livres, musique, vin, amitié, navet, badinage. Peter Pan nous occupe donc, tel un membre de la famille, en rapport immémorial avec nos frères feux. Pierre Pan notre divin enfant païen, est ce fantasme de nouveau-né éternel du féeriste britannique James Matthew Barrie qui préféra ne pas grandir.
Comment ne plus grandir mieux qu’en cessant tout court?