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Paroles : Terminal 2B
Terminal 2B
je t'envoie un million de baisers de ma bouche
je t'envoie ma lettre de démission de tout ce qui n'est pas toi
je t'envoie des cordées d'anges dans leurs paniers
je t'envoie la luxure de mes pensées
je t'envoie un petit baiser et cent mille regrets de ne pouvoir te le porter
en personne
je t'envoie un poème et une chandelle et une soubrette
et l'ivresse des jours enchaînés
je t'envoie paris via la Sibérie en FedEx
les ponts et le tournis et la lumière mourante des réverbères
je t'envoie le monde tout entier la nuit partie en Asie
la terre entière sous sa cloche d'hiver et l'étoile qui passe et l'étoile qui
passe
je t'envoie une carte d'anniversaire
car je n'ai plus vingt ans et que mon coeur se serre
comme si jamais plus je ne pouvais être aimé par toi comme avant par toi
comme avant
je t'envoie mes jours perdus pendus
le bon dieu nous l'a-t-il donné ce temps et pas prêté ou vendu
je t'envoie des fenêtres brisées par des oiseaux dans ma poitrine
un petit moineau pour que tu le câlines
je t'envoie mes compliments pour la petite sauterie du théâtre
mais je ne t'en veux pas non pas toi pas à toi
je t'envoie mon coeur
je le porte aujourd'hui sous une pull-over rouge
et je pense qu'il pourrait très bien t'aller
tu sais que la seule personne que je déteste assez pour lui tirer dessus
c'est moi-même
alors ne t'en fais pas ne t'en fais pas
je serai la demain 5 h 50 Roissy terminal 2 b
5 h 50 tapantes
Terminal 2B
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Paroles : Bar de l'hôtel
BAR DE L'HOTEL
d’où vient d'où vient le vent du matin
que le jour que le jour chasse en chemin
où s'en vont où s'en vont les poussières qui brûlent nos yeux
nous troublent la vue et nous rendent amoureux
des plumes dans les cheveux et rien dans les mains
se coudre les paupières pour ne plus voir rien
c'est dans ma nature c'est dans mon sang
un poison violent ...mélange de mes parents
est -ce mon squelette au bar de l'hôtel
est-ce ma toilette faite au scalpel
est- ce mes souvenirs aux enchères
et cette détresse que je paye si cher
pour combien tu m'aimes
pour combien tu me laisses
tu me tiens en laisse tu me laisses quitte
d'où vient d'où vient que je t'aimais avant
d'où vient le hoquet comment tombe la pluie
combien coûte combien coûte le bonheur d'une seule nuit
comment sommes nous arrivés ici
qui a fait les orages et les coeurs brisés
la colonne et le cou on tient encore debout
est-ce que tout peux pourrir même ce qu'il y a de plus doux
on nous jette des fleurs ou des cailloux
est-ce mon squelette au bar de l'hôtel
est-ce ma toilette faite au scalpel
est-ce mes souvenirs aux enchères
et cette détresse que je paye si cher
pour combien tu m'aimes
pour combien tu me laisses
tu me tiens en laisse
ce n'est que moi ce n'est que moi
une espèce menacée une espèce disparue
Bar de l'hôtel
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Paroles : Locomotive
LOCOMOTIVE
La locomotive va vite
la locomotive va fort
à chaque virage elle évite
un contrefort
les attelages la suivent
les attelages l'escortent
et quand le rail dérive
le monde dort
c'est comme si c'était moi qui avait fendu cette crevasse
c'est comme si c'était moi qui avait lancé les planètes
la locomotive va vite
la locomotive va fort
terre acide véhémente
serre humide de belles plantes
quadrupèdes grands stupides
hominoïdes cupides
qui n'a pas eu peur à la vue d'une lame à la tête d'une lance
qui n'a pas eu peur
et si les jours se déroulaient en paix comme jamais
c'est comme si c'était moi qui avait fendu cette crevasse
c'est comme si c'était moi qui avait lancé les planètes
qui n'a pas eu peur de la vitesse des locomotives
la locomotive va vite
la locomotive va fort
de quel fléau sommes nous dupes
qui n'a pas eu peur de la vitesse des locomotives
Locomotive
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Paroles : La petite misère
LA PETITE MISERE
c'est la p’tite misère
avec tes yeux gris
avec ton blouson vert
comme un chat dans la nuit
va pas t' tailler les veines
va pas couler avec la seine
c'est la petite misère
va pas t’foutre en l'air
sur la ligne aérienne
un ticket de métro
c’est quand même pas Cayenne
t'en ferais pas un peu trop
c'est la petite misère
ne plus te voir ce soir
dormir dans nos caravanes
dans la ville d'en bas
on attend notre tour
pour un autre départ
nous sommes faits d'atomes et d'électricité
le coeur marche et puis il s'arrête
nous sommes faits d'atomes
un somme nous arrête
c'est la petite misère
que tu me prends la tête
trois pater deux ave
une enfant dépravée
tous les gens vont au lit
des rêves flingués dans la tête
c'est la p’tite misère
un peu plus bas que terre
prisonniers de nos clés
de nos corps déréglés
c'est la p’tite misère
quand tu t'en vas bien trop loin
c'est la p’tite misère
mais c'est bien toi que j'aime
ne te moque pas
ne prends pas
ces grands airs
c'est la porte à coté
celle du cimetière
nous sommes faits d'atomes et d'électricité
et le coeur marche et puis il s'arrête
la vie est bien trop courte pour que l'on regrette
c'est la p’tite misère
tu me fais de la peine
avec ta dégaine
sur la ligne aérienne
ta gueule de second rôle
c'est quand même pas la taule
c'est la p’tite misère
je peux conduire comme James Dean
les yeux fermés sous la pluie
dans le désert de paris
c'est la p’tite misère
cette nuit
La petite misère
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Paroles : Manteau jaune
MANTEAU JAUNE
j'ai rêvé d'un manteau jaune comme un coquelicot
quelqu'un l'avait caché mais il était à moi
des couleurs plus belles encore qu'un Fra Angelico
mais je l'ai retrouvé alors je n'ai plus froid
je marche avec lui tous les jours comme un poussin du jour
jaune et neuf comme sorti de l'oeuf
au reste je reste sourd
un sourd
on a voulu me le reprendre il fallait monter tout en haut
mais il était à moi et je me suis battu
des couleurs plus belle encore qu'un sorbet abricot
coule entre mes doigts alors je n'ai plus froid
je marche avec lui tous les jours comme un poussin du jour
jaune et neuf comme sorti de l'oeuf
au reste je reste sourd
au reste je reste
un sourd
j'ai rêvé d'un manteau jaune
Manteau jaune
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Paroles : Je hais les dimanches
JE HAIS LES DIMANCHES
et je hais les dimanches
et je vais me coucher
tu dis que je joue la terreur du quartier
et que j'ai aucun sens des responsabilités
et moi je hais les dimanches
et j’pourrais me tuer
je veux que le printemps crève et revienne jamais
et que tu reviennes te coucher
avec toi c'est sûr
je m'ennuyais pas
et je hais les dimanches
l'ennui des trains de banlieue
le shit la bière du grillage devant les yeux
on dirait une vallée de la lune ici ou de sa banlieue
et je hais les dimanches
des Roméo des Juliette en survêt le long du quai
et si la vie ressemblait à ce dimanche matin
sortir le chien des hauts des bas et puis hop plus rien
avec toi c'est sûr
je m'ennuyais pas
et je hais les dimanches
la ville est construite sur une faille et tout disparaître
effet de serre à mon cou quand tu réponds pas
souffle-moi dans les bronches encore une fois
avec toi c'est sûr
je m'ennuyais pas
et toi c'est sûr je te hais pas
Je hais les dimanches
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Paroles : Ce doit être l'amour
CE DOIT ETRE L'AMOUR
encore dix jours sans eau potable
encore une nuit de merde dans cette ville pourrie
encore des lambeaux de nous
des souvenirs de toi
encore un oiseau sous les roues d'une voiture
encore une année sans lumière
j'étais ravi de te connaître
tu es une très bonne infirmière
ô non ce doit être l'amour
j'ai encore léché le bar
alors que tu me suppliais
je suis encore rentré souillé
mais pas sans un bouquet de fleurs
il n'y a rien dans la vallée
que je ne puisse te ramener
je remplirai mon verre
pour voir comment on tient sur terre
ô non
ce doit être ça l'amour
ce doit être ça l'amour
Ce doit être l'amour
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Paroles : Le patriote
LE PATRIOTE
si j'étais moins intelligent
si j'avais pas ma carte de lâche
j’leur foutrais mon pieds dans les dents
je leur faciliterais pas la tache
en première page des magazines
ils sont partout dégueulant
leurs reformes et leurs grippes porcines
le bon peuple et son président
la France parfois ça me déprime
et les Français sont désolants
tous des camés des pédophiles
c'est ce qu'ils pensent ces pauv’ tarés
si tu rentres pas dans la file
tu finis bien vite aux arrêts
et dès qu'il y en a un qui tombe
ils se ramènent tous regrettant
il vont tous chialer sur sa tombe
la légion d'honneur c'est pour quand
et les Français sont désolants
la France parfois ça me déprime
le conformisme des enfants
qui savent pas aligner deux phrases
et la connerie de leurs parents
devant ce monde qui s'embrase
les étrangers dans les camps
on va quand même pas sauver le monde
et mes santiags dans tes dents
c'est toujours mieux que d’te répondre
avec mes amitiés viriles
c'est sûr la France ça me déprime
il faut chanter la Marseillaise
et avec la main sur le coeur
moi je la siffle avec les beurs
et prie pour qu’au foot on soit de la baise
l'ordre moral est bien partout
la démago de gauche à droite
j 'aime mieux attendre qu'ils soient bien saouls
avant de me battre
et les Français sont désolants
et le débat est captivant
avec les pisseurs de copie
qui traînent les noms dans la boue
Patrick Dewaere et Polanski
le génie c'est pas à leur goût
c'est pas la liberté de la presse
c'est la rumeur que l'on dégaine
le samedi dans les rues en liesse
pas pour réciter des poèmes
si j'étais moins intelligent
si j'avais pas ma carte de lâche
franchement je tirerais à vue
ça parle encore dans les cafés
ça parle encore dans les journaux
que c'est toujours nous qu'on va payer
tous des pourris tous au poteau
que les meilleurs partent en premier
restent donc que les bons connards
ça fait longtemps qu’ j’ l 'avais noté
planqué derrière mes lunettes noires
j'ai comme un idée qu'y faut qu’ j’ te dise
que cette France et bien moi j’ la méprise
les chanteurs avec quotas
et la déprime de la radio
je la coupe même quand c'est moi
on devrait revenir au mono
mon pote Renaud tu nous manques tant
putain réveille toi car la France
c'est devenu salement déprimant
depuis qu’t’es parti en vacances
Le patriote
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Paroles : Versailles
VERSAILLES
j'ai pas d’mots pour toi j'ai rien qui s'approche
du bonheur de serrer tes doigts dans ma poche
de pencher mes yeux vers les tiens
même si le monde est plein d'orphelins
d'être avec toi aujourd’hui
même si les nazis meurent dans leurs lits
et qu'on a plus une thune en poche
et que l'hiver approche
que les foyers sont tous complets
mais je suis tombé de la lune
et je te le dis si ce monde tourne rond
et si je trouve à l'injustice une raison
alors dis moi a quoi suis-je encore bon
j'ai pas d'mots pour toi
comme ils ferment leurs coeurs
leurs portes et leurs valoches
allez petit voleur
on se paye un cinoche
et ferme ton col il y a du vent
on cracherait dans la soupe
qu'elle en serait pas plus moche
c'est pas Versailles année zéro
on vit pas dans les bois au chaud
j'ai la gueule de mon époque
et toi tu ressembles à ta mère
mais je suis tombé de la lune
et je te le dis si ce monde tourne rond
et si je trouve à l'injustice une raison
alors dis moi a quoi suis-je encore bon
mieux vaut fermer sa gueule
ils nous laisseront père et fils sur le sol
perfusés de bouillie cathodique
et le coeur sur la main en bons catholiques
et si on disait qu'on était sur un radeau
que tout autour c'est la nuit noire des flots
mais je suis tombé de la lune
et je te le dis si ce monde tourne rond
et si je trouve à l'injustice une raison
alors dis moi a quoi suis-je encore bon
Versailles
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Paroles : Dharma Blues
DHARMA BLUES
tous les soirs un enfant naît
et je fais couler mon bain
tous les soirs un enfant meurt
tous les soirs le ciel s'éteint
pour les milliardaires sur les yachts
pendant que d'autres tendent la main
ou bouffent des lames de rasoir
bruits de serrures dans les couloirs
avant que j’ me range
faudrait pas trop m’ chercher
pour toute l'eau du Gange
j' vois pas que ça s'arrange
comme la vie est belle
et le monde est pourri
tous les soirs dans le caniveau
les étoiles se ramassent au fil de l'eau
tous les soirs réveiller les morts
les comètes les météores
un arc-en-ciel pour les pauvres
le bon dieu rallume la nuit
quel temps fait-il ailleurs
les jours sont-ils aussi sombres meilleurs
avant que j’ me range
faudrait pas trop m’ chercher
pour toute l'eau du Gange
j' vois pas que ça s'arrange
comme la vie est belle
et le monde est pourri
tous les soirs ils sont un milliard
à aller dormir sans manger
tous les soirs les larmes du Gange
et je vois pas que ça s'arrange
il pleut des tombes à Calcutta
dans le grand nulle part de nos bras
et dans la ville des mendiants
l'eau froide nous réveillera
avant que j’ me range
faudrait pas trop m’ chercher
pour toute l'eau du Gange
j' vois pas que ça s'arrange
comme la vie est belle
et le monde est pourri
Dharma Blues
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Paroles : Je détruis tout
JE DETRUIS TOUT
j'ai gratté à la porte mais personne ne répond
les ongles en sang mais moi qu'est-ce que j'y peux
si je suis fou à essayer de décrypter dans le bruit du chauffage
dans les canalisations un message de toi
j'ai dormi dans ma voiture
dans des vêtements volés
à l'armée du salut à un type que je connais
qui ne m'en voudrait plus s'il me revoyait
parce que j'étais venu te chercher
tu sais j'détruis tout
il faut pas m'laisser le soir
dans ton grand appartement
je vois la vie en noir
à dieu ne plaise
mais moi aussi je me détruis
j'ai téléphoné téléphoné personne ne répond
des cortèges de messages errant sur ton répondeur
saturé d'indifférence où es-tu à quelle heure t'a-t’on vue
est-ce que je peux te trouver nue en bonne compagnie
j'ai appelé les hôpitaux la police
porté plainte main courante sur tes cuisses
j'ai écrit une lettre à mon père lui demandant
une caisse de vin ou de bière ou une corde pour me pendre ou un revolver
tu sais j'détruis tout
il faut pas m'laisser le soir
dans ton grand appartement
je vois la vie en noir
à dieu ne plaise
mais moi aussi je me détruis
Je détruis tout
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Paroles : Prochaine station
PROCHAINE STATION
excuse-moi
pour l'autre soir
j'étais à bout
j'étais un peu noir
à la prochaine station
à la prochaine station
une espèce en voie d'extinction
excuse-moi
on est que des animaux
on montre les dents
et on courbe le dos
à la prochaine station
le calvaire la résurrection
une espèce menacée
excuse-moi
pour les mensonges de ma bouche
on est comme des mouches
balayées sur le mur
à la prochaine station
à la prochaine station
la voie d'extinction
à la prochaine station
le calvaire la résurrection
espèce en voie d'extinction
il y a des hauts de bas et puis un jour hop plus rien
il y a les scientifiques la vitesse des locomotives ceux qui laissent passer
le train
excuse-moi
mais c'est partout le zoo
on s'écaille
mais on se tient chaud
à la prochaine station
à la prochaine station
la voie d'extinction
à la prochaine station
le calvaire ou la résurrection
Prochaine station
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Paroles : Odyssée de l'espèce
L'ODYSSEE DE L'ESPECE
ce qui compte c'est l'espèce
à mort l'individu
et nos cellules s'assèchent
s'affolent et se tuent
le déclin de la Grèce
et la honte des vaincus
le sacrifice des mouches
et leurs cousins les grands singes
à quoi on rêvait en couches
endormis dans nos linges
la vie des cellules souches
les sondes sur nos méninges
et reines et ouvrières
quand partout c'est la guerre
on rouille on s'oxyde
des falaises on se suicide
et nos dorsales se courbent
et nos yeux sont humides
et des dompteurs de mouches
nous tiennent entre leurs mains
nous sommes les amuse-bouche
d'un peuple de laborantins
derrière le mur de verre
on dirait une rivière
ce qui compte c'est l'espèce
à mort l'individu
et nos cellules s'assèchent
s'affolent et se tuent
la lumière nous agresse
dès que nous l'avons vue
Odyssée de l'espèce
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L'alphabet des gens - BONUS
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Dépression n°7 - BONUS
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La fée - BONUS
Edition Deluxe - Pacific 231
Retrouvez dans l'édition Deluxe trois chansons inédites : "L'alphabet des gens", "Dépression n°7" & "La fée", ainsi qu'un accès au site privé Opendisc.